Songe à la douceur, Clémentine Beauvais

Clémentine Beauvais présente Songe à la douceur, aux éditions Sarbacane.

Ce livre, j’en ai entendu beaucoup de bien, mais ce qui m’attirait surtout c’était son originalité qu’on répétait partout : un roman en vers. « Librement inspiré du roman d’Alexandre Pouchkine, Eugène Onéguine (1837) et de l’opéra de Piotr Ilitch Tchaïkovski, Eugène Onéguine (1879) ».

 

Alors oui c’est vrai, c’est un roman en vers, un très joli roman, poétique d’accord mais moderne beaucoup. On se laisse replonger avec émotion dans les tourbillons de l’adolescence, et la platesse des actuelles vies modernes, tourmentées par les occasions perdues, les désillusions, les rêves moins à vif, et les personnalités moins entreprenantes. C’est un aller-retour sans cesse, dirigé d’une main de maître par une narratrice qui nous fait entendre sa voix, entre l’hier et l’aujourd’hui.

Et les personnages ! Que je les ai adoré, Eugène et Tatiana des temps modernes, si symboliques de nos amours. Bon tout de même, parfois on aurait bien envie (la narratrice aussi) de leur botter les fesses, devant tant d’évidence. Mais cette lenteur, ce fait de tourner autour du pot, c’est ce qui relate si bien nos périodes de flirt incertains. Sont décrites des amours modernes, soutenues par l’insoutenable attente que la technologie renforce.

Si la fin peut laisser un léger goût âpre et rêche au bout des doigts, quand on effleure les derniers mots, si l’on peut se trouver déçu, parce que l’on a un peu vécu leur histoire avec eux, je trouve que c’est ce qui la rend encore un peu plus belle qu’elle ne l’est déjà. C’est ce qui lui confère un caractère, une profondeur, une puissance, un peu de rêve aussi. Ce qui la rend réelle.

Pour résumé : C’est un roman, très joli et pour le moins original par sa forme, sur deux amours de jeunesse qui se recroisent par hasard dix ans après. Entre les flash back où l’on retrouve si justement les sensations adolescentes du candide premier amour, et le aujourd’hui qui se trouble de rencontrer en chair et en os le souvenir. Un roman original à découvrir, au moins pour le plaisir.

L’agréable :
– Cette originalité de forme
– L’idée de la réécriture, de la transposition dans notre XXIème siècle
– Les personnages attachants
– Les sensations adolescentes qui renaissent en nous
On aurait pu s’en passer :
Quelques longueurs quand même, bien qu’elles aient pour but de montrer l’interminable attente, la langueur du désir.
J’adore / Très bon / Bon / Livre de plage / Moyen / J’ai du mal…

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