aux forges de vulcain

Aux forges de vulcain selon ses lecteurs

@riendetelque a lu Le langage de la nuit d’Ursula K. Le Guin

@emiliedeseliene a lu Un funambule sur le sable de Gilles Marchand

@books_movies_and_tea a lu Un funambule sur le sable de Gilles Marchand

@syboulette_ a lu Des mirages plein les poches de Gilles Marchand

@anne_litt_ a lu Des mirages plein les poches de Gilles Marchand

@pikobooks a lu Et j’abattrai l’arrogance des tyrans de Marie-Fleur Albecker et elle a fait un super podcast « Les causeries » dans lequel elle interview l’auteure !

@tassadanslesmyriades a lu Et j’abattrai l’arrogance des tyrans de Marie-Fleur Albecker

Aux forges de vulcain selon l’équipe de Varions les éditions

@madame.tapioca a lu Seppard Lee de Robert Montgomery Bird

@librairieenfolie a lu Un funambule sur le sable de Gilles Marchand

Aux forges de vulcain selon David Meulemans

Compte-rendu de l’interview par mail avec David Meulemans, éditeur aux Forges de vulcain

Dans les coulisses de la création des Forges de Vulcain

David Meulemans : « La maison s’est créée progressivement. En 2008, une association a été créée. Ce format juridique permettait de tester, pour ainsi dire, à la fois l’intérêt qu’il pourrait y avoir pour nos textes; et notre capacité à faire des livres. Le désir était né de la lecture en parallèle de deux textes. D’un côté, le premier roman de Charles Marie, Contretemps. D’un autre côté, un recueil de textes universitaires, La mémoire outil et objet de connaissance. Dans les deux cas, des textes originaux, qui me semblaient difficiles à éditer – mais qui devaient absolument l’être. D’où l’idée de lancer une maison.

Après deux ans de fonctionnement amateur, une société par actions simplifiée a été fondée en 2010, afin de professionnaliser la structure. En 2012, nous avons été accueilli en incubation au Labo de l’édition. Et, en 2013, nous sommes passés de l’auto-diffusion à la diffusion classique, en rejoignant Volumen.

Je dis « nous » pour distinguer ma personne de la maison d’édition. Mais, de 2008 à 2012, je suis la seule personne qui est en plein temps aux Forges. En 2012, l’équipe s’étoffe, avec Viviane du Guiny et Julien Delorme, deux jeunes éditeurs. Viviane travaille sur les textes, la gestion, la correction. Julien sur la commercialisation. Et les autres missions sont réparties entre nous trois. Mais cette croissance avait été mal gérée et la maison s’est retrouvée avec des charges fixes trop fortes. En 2015, Viviane et Julien sont partis et la maison a regagné de la souplesse financière. Je m’appuie principalement sur des freelances réguliers. Selon les besoins de chaque livre, l’équipe constituée temporairement est plus ou moins étoffée. »

La ligne éditoriale des Forges

« Je publie dix titres par an. Initialement, je publiais autant de fictions que d’essais, mais, désormais, la maison publie essentiellement des romans. Le critère principal de sélection est l’adéquation à la ligne qui est très resserrée : nous publions de la littérature générale qui a de l’imagination, ou de la littérature imaginaire qui a une dimension littéraire. Une précision : cette dernière formule peut donner l’impression que les littératures de l’imaginaire seraient moins littéraires. Ce n’est pas le cas. Je pense que, dans la littérature générale comme dans la littérature de l’imaginaire, beaucoup de textes ont un rapport transparent à la langue. Or, je pense que ce qui fait une oeuvre d’art, c’est le moment où le fond informe la forme. Il est donc nécessaire que les moyens d’expressions soient ajustés à l’histoire racontée. Pour résumer, il faut une bonne histoire, et une réflexion sur la manière de la raconter. Cela peut sembler une ligne très générale, mais, en fait, peu de manuscrits entrent dans cette ligne. Indépendamment de leurs qualités d’écriture. Les propositions que je reçois sont soit trop formalistes, soient trop transparentes. »

La ligne graphique des Forges

« La croissance des forges se fait par simplifications successives : initialement, il y avait cinq collections, il n’y en a lus que trois – fictions, essais et hors-collection. Hors-collection, c’est la tiers-collection, où j’insère des textes qui résonnent avec le catalogue mais ne trouvent pas leur place dans les deux grandes collections. L’idée est qu’à l’intérieur de ces deux grandes collections, il y ait un air de famille entre ces textes, malgré un spectre littéraire étendu. Je pense qu’il y a une petite touche les forges. Un mélange d’espièglerie et de gravité. Quelque chose de généreux, qui alterne le divertissement et l’exigence. »

Les Forges au futur

Avez-vous des projets pour la suite ? « Bien sûr. Même si, actuellement, mon idée est de faire au mieux ce que je suis censé faire. En 2020, les Forges auront dix ans – d’ici là, le format de la maison va rester le même, avec nos deux collections principales, nos dix titres annuels. Je verrai en 2020 s’il faut tout jeter et recommencer à zéro. »

Un grand merci à David Meulemans d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. Ses mots sont si justes que je vous les livre tels quels.

En espérant que les Forges ne disparaitront pas en 2020 ! Vous êtes une jolie découverte pour beaucoup de lecteurs. On n’a pas fini de parcourir votre catalogue 🙂

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